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Libres chemins

...ceci n’est pas un blog mais le simple espace de bidouille d’une piétonne autodidacte

uMap : trousse à outils pour bien débuter

uMap est un service de création et de partage de cartes interactives en ligne, libre, gratuit et facile à prendre en main par les non informaticiens. Pour vous aider dans votre auto-apprentissage de l’outil voici, non pas un didacticiel de plus, mais un choix de liens vers la documentation existante et des exemples cartes. Cet article s’adresse aux débutant.e.s et autres autodidactes amatrices et amateurs de bidouille.

Article publié le 23 mars 2016, mis à jour le 31 juillet 2016

Un outil à la disposition des activistes, des journalistes, des cyclistes, des amoureux du patrimoine, des collectivités locales...

La création d’uMap, en 2012, a été une révolution démocratique dans le monde de la cartographie libre. Auparavant pour réaliser des cartes thématiques sur des fonds OpenStreetMap (OSM) il fallait plonger les mains dans le cambouis du code [1], ou bien passer sous les fourches caudines de G**gl*. C’est parce qu’il se désolait de voir les journalistes redevenir accros à G**gl* Maps que Yohan Boniface ancien informaticien du journal Libération, et contributeur du projet de cartographie libre OSM, en a entrepris le développement.

uMap se prête à multiplicité de projets du plus simple au plus complexe :
- Marie peut dans son courriel d’invitation mettre un un lien vers sa carte : voir en plein écran sa carte incrustée ci-dessus
- Christophe partage ses itinéraires de randonnée en VTT
- Une association construit une carte participative des cas d’« insalubrité » dans les écoles publiques marseillaises
- Le Ravi fait un inventaire de la presse pas pareille et alternative méditerranéenne »
- La Ville d’Ivry informe les habitants sur les travaux en cours
- ... voir d’autres exemples dans le dernier paragraphe de cet article

Apprendre à lire la carte

Avant de se lancer dans la publication de ses propres cartes il est utile de se mettre dans la peau de la personne qui la consultera. Lire :
- « Je consulte une carte uMap », premier chapitre d’une série de tutoriels réalisé par Cartocité, agence de géomatique nantaise (dont on attend avec impatience la publication des niveaux « intermédiaire » et « avancé »).

Mais d’abord, si vous découvrez l’univers de la cartographie numérique, voici tous les concepts de base exposés par une pro des technologies numériques appliquées au patrimoine :
- « Cartographie numérique pour débutant ».

Hébergement du service

- Le service est principalement hébergé par OpenStreetMap. Pour créer votre carte il vous faut aller ici : umap.openstreetmap.fr/

- Parmi diverses solutions destinées à nous émanciper du monde des GAFAM, le portail des logiciels libres Framasoft propose la Framacarte

- Vous pouvez éventuellement tester l’outil sur ce site de démonstration de la nouvelle version (menus en anglais)

N.B. : il peut y avoir a quelques différences entre chacune de ces instances du logiciel uMap, à vous de choisir en fonction de votre projet.

Pour bien démarrer

Commencez par explorer l’espace de travail :
- Lire « Faire des cartes interactives (et collaboratives »)
- Ainsi que le le deuxième chapitre des tutoriels de Cartocité « Je crée ma première carte uMap »
- Il y a aussi ce guide sur le wiki d’OpenStreetMap

Lorsque que vous aurez un peu avancé vous trouverez des astuces et de l’aide sur ce forum dédié à uMap.

Explorer l’espace de travail

Autorisez vous une étape bac à sable. Amusez vous à tracer lignes et des polygones (on peut même les trouer !), à poser des marqueurs, à ajouter des contenus dans les « popups », à voir l’effet produit par la différentes combinaisons de paramètres. Faites varier les couleurs et la transparence des objets, testez les différents fonds de carte…

Découvrez les raccourcis clavier et la syntaxe de mise en forme du texte (sous les « ? » et le bouton droit de la souris), les différences entre le mode édition et en mode visiteur...

N’oubliez pas d’enregistrer chaque modification et de désactiver l’édition pour voir la carte avec les yeux de votre public. Et de sauver le lien secret dans vos marques-pages… (à l’étape suivante vous aurez intérêt à vous créer un compte).

Construire son récit méthodiquement

Fin du bac à sable, place au projet. Avant de vous lancer dans la fabrication de votre carte il vous faut rassembler tous les contenus : textes, médias, liens, icônes personnalisées), décider de leur mise en scène via les options d’interface et le style des objets.

Structurez toutes ces données dans un tableur. Listez les étapes de la fabrication.

Les images, sons, vidéos devront être hébergés sur votre serveur ou dans des espaces dédiés.

Un peu d’automatisation à la portée des amateurs de bureautique

La saisie à la main d’un grand nombre de données peut rapidement devenir fastidieuse. Heureusement uMap permet l’import automatique de fichiers de fichiers de données.

- Fichier CVS pour générer des marqueurs et des « popups », à créer avec votre tableur préféré, et qui doit comporter au minimum les longitudes et latitudes des pointeurs ainsi que leurs noms : lire dans l’excellent article déjà cité plus haut le paragraphe « Utiliser CSV ».
Notez qu’il est toujours possible ensuite d’ajouter des colonnes et de modifier les contenus en éditant le tableau de données dans l’espace de travail [2].

- [Portes ouvertes jardins amateurs du Puy de Dôme expérimente un tableur collaboratif en ligne (Framacalc) pour alimenter la carte

D’autres formats d’import sont disponibles : GeoJSON, GPX, KML...
- Par exemple voici comment créer et partager une trace GPS

Liste —non exhaustive et un peu en vrac— de questions à se poser pour élaborer le cahier des charges de la carte, illustrée par quelques exemples

  • Aspect de la carte au moment du chargement : fond de carte, niveau de zoom, limites géographique, panneau latéral...
    - le panneau latéral permet de transformer la carte en un mini site qui peut vivre sa vie de façon autonome : Sentier des Capitelles de Bernis
    - autre exemple, ce magnifique travail d’écoliers sardes
    - en revanche l’utilisation du panneau latéral se prête peut-être mal à l’inclusion dans un site : Le guide du flaneur
  • Nombre de calques, visibles ou masqués au chargement
    - sur cette carte « Plan Paysage et Patrimoine – Nantes » les itinéraires de dérive urbaine sont masqués au chargement (remarquez aussi le premier calque visible qui propose une « aide à la carte »)
  • Types des calques : éventuellement « cluster » ou « heatmap, » si la quantité de données s’y prête (suppose déjà une bonne maîtrise de l’import des donnés)
    - Carte des projets inutiles
    - Nantes à vélo

Mais pourquoi ne pas mettre les données directement dans OpenStreetMap ?

à suivre...


[1Un exemple au hasard : la carte des jardins partagés et familiaux de Marseille publiée sur Libres chemins, commencée avant qu’uMap ne soit disponible, et qui utilise la bibliothèque JavaScript OpenLayers, ainsi que le plugin GIS de Spip pour gérer les données. Amusant mais bouffe temps pour une autodidacte.

[2Les pointeurs de cette carte des jardins partagés du 15e arrondissement de Marseille ont été générés par l’importation d’un fichier CVS, et un peu bricolés à la main par la suite.
Pour les amateurs de la chose voir en document joint la boucle Spip qui a servi à générer ce CVS en puisant dans base de données de la carte des jardins partagés et familiaux de Marseille